Des prix qui semblent attrayants : voyons ce qu’ils cachent
Instantly promet des boîtes mail illimitées dès 47 $ par mois. Le piège : connecter ses boîtes mail est l’étape la plus fastidieuse, et c’est seulement une fois branchées qu’on découvre les plafonds de contacts et d’emails. Avec 100 boîtes connectées, l’offre Hypergrowth n’en fait réellement tourner qu’environ 32, à peine un tiers. L’offre Growth, à peine 1.
Le repère pour comprendre : une boîte mail envoie normalement à 35 nouveaux contacts par jour, et 100 emails par jour au total, relances comprises. Sur un mois de 22 jours ouvrés, une boîte, c’est donc environ 770 nouveaux contacts et 2 200 emails.
L’offre Hypergrowth plafonne à 25 000 contacts et 125 000 emails par mois : de quoi faire tourner environ 32 boîtes. Au-delà, il faut payer l’option Outreach (87 $ par mois pour 25 000 contacts de plus) ou passer à l’offre supérieure.
Chez Emelia, Grow à 97 € par mois connecte 50 boîtes, sans limite de contacts ni d’emails envoyés. Scale, à 297 € par mois, va jusqu’à 1 000 boîtes.
Ce que les pricing illimités cachent
1 000 contacts ÷ 770 par boîte ≈ 1,3 ; 5 000 emails ÷ 2 200 par boîte ≈ 2,3 : environ 1 boîte avant qu’un plafond vous arrête.
25 000 contacts ÷ 770 par boîte ≈ 32,5 ; 125 000 emails ÷ 2 200 par boîte ≈ 56,8 : environ 32 boîtes avant qu’un plafond vous arrête.
100 000 contacts ÷ 770 par boîte ≈ 129,9 ; 500 000 emails ÷ 2 200 par boîte ≈ 227,3 : environ 130 boîtes avant qu’un plafond vous arrête.
Comment on compte
Plafond de contacts ÷ 770 et plafond d’emails ÷ 2 200 par boîte : le résultat le plus bas l’emporte. Instantly compte les contacts chargés dans les campagnes, au total (actives, en pause, en brouillon ou terminées), et d’après son centre d’aide le compteur ne se remet jamais à zéro : pour libérer de la place, il faut supprimer des leads.
Prix en paiement mensuel sur la page tarifs de Instantly (https://instantly.ai/pricing), relevés le 29 octobre 2026.
Quand le plafond est atteint
La campagne n’est pas finie, mais l’outil bloque. Pour ajouter des contacts, il faut en supprimer d’autres. Impossible de préparer ses prochaines campagnes à l’avance. On s’en rend compte une fois engagé, et il faut passer à l’offre supérieure. Un plafond d’emails fait pareil : dans les deux cas, on se bat contre l’outil.
Chez Emelia
50 boîtes pour 97 € par mois avec Grow, sans plafond de contacts ni d’emails envoyés. Scale monte jusqu’à 1 000 boîtes (fair use).
Réseaux de warm-up partagés : ils valent ce que valent leurs boîtes
Chez Instantly, toutes les offres partagent le pool de warm-up Standard, mais avec une limite de boîtes SMTP par offre (100 / 500 / 1000 sur Growth, Hypergrowth et Light Speed) : au-delà, tout le workspace passe dans le pool Basic, fait surtout de comptes SMTP, à l’engagement et à la délivrabilité plus faibles selon son centre d’aide. Un pool Premium, de comptes Google et Microsoft plus anciens, démarre à 500 $ par mois et par workspace (centre d’aide, relu le 29 octobre 2026).
Un réseau de warm-up partagé ne vaut que ce que valent les boîtes qui y sont. Avec des offres peu chères et des boîtes illimitées, un compte à quelques dizaines d’euros peut faire chauffer des centaines de boîtes jetables dans le même réseau, et les clients des offres d’entrée s’y retrouvent : leur chauffe peut être moins bonne. À l’opposé, des services de warm-up dédiés comme MailReach (de 16 à 25 $ par boîte et par mois, relevé le 18 octobre 2026) font payer plus cher pour garder un réseau plus petit et très propre.
Emelia est le juste milieu : chaque compte paie un prix cohérent avec ses boîtes (3 boîtes en Start, 50 en Grow, puis Scale), donc pas de comptes qui chauffent des milliers de boîtes jetables, et assez de monde pour envoyer à grande échelle.
Mêmes boîtes, même rythme : la facture d’Instantly grandit avec vos contacts, pas celle d’Emelia
Instantly plafonne les contacts chargés (un total cumulé, sans remise à zéro) et les emails envoyés chaque mois. Hypergrowth et Light Speed acceptent des options cumulables, 87 $ par mois pour 25 000 contacts et 125 000 emails de plus ; Growth n’en accepte aucune (centre d’aide, relu le 29 octobre 2026). Si l’on compte ce qu’envoient les mêmes boîtes chez Emelia (35 nouveaux contacts et 100 emails par jour chacune), l’offre Instantly la moins chère qui tient les deux plafonds coûte 184 $ (Hypergrowth + 1 option) pour 50 boîtes, 358 $ (Light Speed) pour 100 et 619 $ (Light Speed + 3 options) pour 200.
Emelia demande 97 € pour 50 boîtes (Grow) et 297 € pour 100 ou 200 (Scale), sans plafond de contacts ni d’emails envoyés, comptes LinkedIn compris. Le tableau plus bas va de 3 à 500 boîtes.
Pas de grille en euros ni de page tarifs en français
Une facture Instantly part toujours de l’offre d’envoi, à 47 $, 97 $ ou 358 $ par mois (37,60 $, 77,60 $ ou 286,30 $ par mois à l’année), hors taxes, pour des boîtes illimitées. Le reste (données, CRM, tests, boîtes clés en main) s’ajoute en abonnements séparés.
Ces prix n’existent qu’en dollars : les CGU d’Instantly précisent que les tarifs sont libellés et payés en dollars américains. Le centre d’aide décrit un paiement par carte (via Stripe ou Link) ; les CGU (article 5.2) évoquent aussi le prélèvement, sans préciser lequel. Les prix sont hors taxes, à la charge du client (article 5.5). On peut ajouter un numéro de TVA intracommunautaire sur les factures, mais Instantly ne dit pas s’il facture la TVA aux clients européens. La page tarifs n’a plus de version française : l’adresse « /fr/pricing » renvoie vers la page anglaise.
Emelia affiche le même chiffre en euros et en dollars : 37 €, 97 € ou 297 € par mois.
Ce que coûte Instantly pour 3 à 500 boîtes, comparé à Emelia
Email seul. Chaque ligne dimensionne l’offre sur ce qu’envoient ces boîtes chez Emelia, à ses quotas (35 nouveaux contacts et 100 emails par jour chacune, sur 22 jours ouvrés), puis retient l’offre Instantly la moins chère qui tient les deux plafonds, emails du mois et contacts chargés au total, en empilant ses options à 87 $ au-delà d’Hypergrowth (Hypergrowth compté à 125 000 emails, le plus haut des deux chiffres d’Instantly). Les montants d’Instantly sont en dollars, sa seule devise, ceux d’Emelia dans votre devise, au même chiffre en euros ; le gagnant de chaque ligne est désigné pour un paiement en dollars, sans conversion.
Facturation mensuelle
3 boîtes (≈ 2 310 contacts, 6 600 emails)
50 boîtes (≈ 38 500 contacts, 110 000 emails)
100 boîtes (≈ 77 000 contacts, 220 000 emails)
200 boîtes (≈ 154 000 contacts, 440 000 emails)
500 boîtes (≈ 385 000 contacts, 1 100 000 emails)
Fonctions, hors de tout total
Comptes LinkedIn
Contacts
Répondre depuis la boîte unifiée
Validité des crédits
Au mois, Emelia coûte moins cher à 3, 50, 100, 200 et 500 boîtes. Growth (47 $) ne tient que 1 000 contacts chargés au total et 5 000 emails par mois : même sous ces deux plafonds, il coûte plus cher que Start (37 €). Pour 100 boîtes, Hypergrowth seul (97 $) resterait sous Scale (297 €) tant que le total de contacts chargés reste sous 25 000 : au rythme conseillé par Instantly (30 emails par jour), 100 boîtes envoient 66 000 emails par mois, soit environ 22 000 nouveaux contacts par mois dans une séquence de 3 étapes, et ce total est dépassé dès le deuxième mois. Montants hors taxes, à jour au 6 octobre 2026.
Les offres d’envoi : Growth, Hypergrowth, Light Speed
Boîtes et warmup illimités partout. Payer l’année d’avance retire 20 % du prix mensuel.
Growth
47 $/mois
37,60 $/mois à l’année
- 5 000 emails par mois
- 1 000 contacts chargés
- API incluse
- Ni membre d’équipe, ni réponse depuis l’Unibox, ni webhooks
Hypergrowth
97 $/mois
77,60 $/mois à l’année
- 125 000 emails par mois (voir la note)
- 25 000 contacts chargés
- Membres d’équipe, réponses depuis l’Unibox, webhooks
- Marque blanche pour agences
Light Speed
358 $/mois
286,30 $/mois à l’année
- 500 000 emails par mois
- 100 000 contacts chargés
- Serveurs et IP dédiés (SISR)
- Priorité des leads
Hypergrowth : 125 000 emails par mois (100 000 selon la carte du prix annuel et le tableau comparatif de la même page). Au-delà de 500 000 emails, l’offre Enterprise est sur devis. Rien entre Growth et Hypergrowth : le saut se fait d’un coup.
Crédits, CRM, tests, boîtes, VIP : les abonnements en plus, chacun résilié à sa façon
11 paliers, de 150 à 200 000 crédits par mois ; crédits valables 2 mois en mensuel. Résiliation en fin de période.
Sièges illimités ; appels et SMS sur l’offre haute selon le fichier llms.txt d’Instantly et son ancienne page tarifs. Résilié, il s’arrête tout de suite si un autre abonnement reste actif.
Résilié, il s’arrête tout de suite si un autre abonnement reste actif.
Domaines à 15 $ par an ; pour les comptes Google et pré-chauffés, ils restent la propriété d’Instantly. Les comptes se renouvellent le 15 de chaque mois. Résiliation immédiate ; l’Unibox de ces boîtes est effacée après 24 heures.
Paliers de 2 000 $ à 10 000 $ par mois selon la page parrainage d’Instantly ; préavis écrit de 14 jours.
Chaque abonnement se résilie dans son onglet (Outreach, Credits, CRM et Inbox Placement), et les options par le chat avant la date de renouvellement. Il faut un jeu d’abonnements par espace de travail.
Ce que coûtent les actions courantes en crédits
1 dans les données d’Instantly, 2 chez un fournisseur partenaire (« ~1,5 » en moyenne selon Instantly) ; rien si l’email n’est pas trouvé.
Comptée même si la réponse n’est pas envoyée.
Trafic américain uniquement.
Chez Emelia : 1 crédit par email trouvé et vérifié, 0,25 pour vérifier une adresse importée. Les crédits inclus dans l’offre sont offerts une fois, à la souscription ; ensuite, 19 € les 1 000 crédits par mois.
Remise annuelle : ce que dit la page, ce que dit le centre d’aide
- Offres d’envoi : 20 %, payés d’avance pour l’année (451,20 $ pour Growth, 931,20 $ pour Hypergrowth).
- Crédits : le centre d’aide annonce 10 % et tous les crédits de l’année d’un coup ; la page tarifs affiche pourtant 37,60 $ par mois pour les crédits Growth, soit 20 % de remise (elle affichait encore 42,30 $ le 18 janvier 2026).
- Bundles (envoi + crédits) : « Save 10% » à l’année. Au mois, chaque bundle coûte exactement ses deux offres additionnées (Starter 94 $ = 47 $ + 47 $ ; Scale 194 $ = 97 $ + 97 $ ; Agency 555 $ = 358 $ + 197 $). À l’année, il coûte plus que les deux offres prises séparément : Starter 85 $ contre 75,20 $, Scale 175 $ contre 164,90 $, Agency 500 $ contre 463,60 $ par mois.
- Code promo : aucun n’est publié par Instantly (voir la FAQ).
Simulateur : le palier Instantly que demandent vos boîtes
Choisissez le nombre de boîtes d’envoi. Le simulateur compte ce que les boîtes d’Emelia envoient à leurs quotas (35 nouveaux contacts et 100 emails par jour chacune, sur 22 jours ouvrés), retient le palier de Instantly qui couvre à la fois les emails et les contacts, et affiche « sur devis » au-delà de son dernier palier. Face à lui, l’offre Emelia qui couvre les mêmes boîtes.
Instantly ne facture qu’en dollars américains : son prix est affiché en dollars, sans conversion, aucun écart n’est donc calculé.
Comment chaque outil facture
Instantly facture l’envoi au volume mensuel : Growth 47 $ pour 5 000 emails, Hypergrowth 97 $ pour 125 000, Light Speed 358 $ pour 500 000, puis des options à 87 $ qui s’empilent sur Hypergrowth et Light Speed, chacune ajoutant 25 000 contacts et 125 000 emails. Le nombre de boîtes ne change pas le prix. Dollars uniquement.
Emelia facture par offre, pas par utilisateur : Start 37 € (3 boîtes, 1 LinkedIn), Grow 97 € (50 boîtes, 3 LinkedIn), Scale 297 € (boîtes illimitées, 10 LinkedIn), puis 29 € par compte LinkedIn en plus.
Offres d’envoi seulement : crédits, CRM, tests et boîtes clés en main en plus. Hypergrowth est compté à 125 000 emails ; sa carte annuelle en annonce 100 000. Contacts et emails sont comptés aux quotas d’Emelia par boîte (35 nouveaux contacts et 100 emails par jour) sur 22 jours ouvrés ; Instantly facture le palier qui couvre les deux plafonds, Emelia n’en a aucun.
Aucun remboursement : les CGU à lire avant de payer
Le point qui compte le plus est aussi le plus court : les CGU d’Instantly déclarent tous les frais non remboursables (article 5.3), sans prorata pour un mois ou une année commencés (article 5.1(b)) ; crédits, options, boîtes clés en main et service VIP compris. La seule exception écrite concerne une réclamation pour contrefaçon visant le service.
Changer d’offre ne rend pas d’argent non plus. Descendre d’offre d’envoi, de CRM ou d’Inbox Placement prend effet tout de suite et transforme le temps restant en avoir sur les factures suivantes ; une offre de crédits inférieure ne démarre qu’à la période suivante. Après une résiliation, la même offre mensuelle ne se reprend pas avant 21 jours.
Les abonnements se renouvellent seuls, au prix en vigueur à ce moment-là, qui peut augmenter (articles 5.1(c) et 5.2). Pour arrêter, il faut résilier dans les réglages, onglet par onglet : l’article 8.1 parle pourtant d’un préavis écrit de 30 jours, et précise qu’un email au support ne vaut pas résiliation. Il n’existe pas de pause.
Tarifs Instantly : le code promo, l’essai, l’ancien prix et l’équipe en quatre réponses
Instantly ne publie aucun code. Un code de 20 % sur Hypergrowth pendant 3 mois figure dans le code de quelques pages, dans un bloc que le site n’affiche pas : rien ne dit qu’il s’applique. Le champ coupon n’apparaît qu’au premier paiement, sans carte enregistrée. La seule remise publiée est le paiement à l’année.
14 jours, sans carte : 2 boîtes, 250 contacts, 1 000 emails et 100 crédits, sans API. À la fin, un compte d’essai non converti est supprimé, et ses données ne peuvent plus être exportées sans s’abonner.
Growth coûtait 37 $ par mois (30 $ à l’année) ; il est passé à 47 $ entre le 10 décembre 2025 et le 18 janvier 2026, soit +27 %. Hypergrowth et Light Speed n’ont pas changé de prix. Les bundles sont apparus entre le 30 mai 2026 et le 21 juin 2026.
Non, Instantly ne facture pas au siège, mais Growth ne permet d’inviter personne : il faut Hypergrowth ou un abonnement CRM, dont les sièges sont illimités.
Les fonctions d’Emelia : Cold email · Trouver des emails · Warm-up des boîtes mail · Tarifs d’Emelia
Emelia est un concurrent d’Instantly. Nous avons voulu rester justes : chaque chiffre sur Instantly vient de son propre site ou des sites d’avis publics.
