Apollo et LinkedIn : des emails révélés sur les profils, aucune action automatisée
Pour relier Apollo à LinkedIn, on passe par son extension Chrome : ouverte sur un profil, elle ajoute la personne à Apollo et dévoile son email et son téléphone, ce qui consomme des crédits. Rien de plus : l’extension n’envoie aucune invitation, aucun message, ne visite aucun profil à votre place.
Les séquences d’Apollo peuvent bien prévoir des étapes LinkedIn, mais sous forme de rappels : le jour venu, le commercial reçoit une tâche (se connecter, commenter un post, écrire un message) et la réalise lui-même. Le centre d’aide le dit sans détour, et les CGU vont plus loin en interdisant de brancher l’API d’Apollo sur un outil d’automatisation LinkedIn.
C’est le cœur de la différence avec Emelia, qui exécute ces étapes LinkedIn d’elle-même, dans la même séquence que les emails et sans plafond d’actions : 1 compte LinkedIn en Start, 3 en Grow, 10 en Scale, 29 € par mois pour chaque compte en plus.
L’extension Chrome d’Emelia sert à autre chose : elle relie votre compte LinkedIn à Emelia et ajoute dans Sales Navigator un bouton « Export with Emelia », qui envoie la recherche dans Emelia sous forme de liste de leads, prête pour une campagne (installer l’extension).
Ce que vaut la base Apollo en Europe : des téléphones moins fiables selon les avis
Sur le papier, la base est immense : 240 millions de contacts et 30 millions d’entreprises selon le site d’Apollo, avec des filtres par poste, secteur, effectif ou pays sur toutes les offres. Les intentions d’achat, fournies par Bombora, vont de 1 sujet en Free à 12 en Organization ; les filtres avancés et les signaux (technologies, recrutements, levées) commencent à Basic. Apollo revendique 98 % d’emails exacts.
Les avis nuancent dès qu’on sort des États-Unis : les numéros européens y passent pour moins fiables, et les contacts qui ont changé de poste reviennent souvent. Point à vérifier pour une entreprise française : Apollo précise que son extension ne retire pas les contacts situés dans l’Union européenne ou au Royaume-Uni, et laisse à chacun le soin de vérifier sa conformité au RGPD.
Pour les entreprises françaises : Basile
Emelia, de son côté, n’intègre aucune base de contacts. Pour les contacts français, l’équipe d’Emelia a créé Basile : 26 millions d’entreprises et 29,2 millions de contacts, construits à partir des données INSEE, Infogreffe et BODACC, dès 29 € par mois (tarif de lancement). Les emails se trouvent ensuite avec les crédits Emelia. D’autres bases centrées sur l’Europe, comme Cognism, sont comparées sur la page alternatives à Apollo.
Trouver un email avec Apollo : 1 crédit, rendu si l’email rebondit
Côté emails, la règle d’Apollo est simple : 1 crédit seulement si une adresse vérifiée est trouvée, jamais plus d’un par contact, et le crédit revient au cycle suivant si l’email, envoyé depuis Apollo, rebondit dans les 30 jours. Les téléphones obéissent à une autre règle : 8 crédits le numéro mobile ou direct, sans retour possible.
Chez Emelia, un email trouvé et vérifié coûte aussi 1 crédit, mais les packs de crédits sont moins chers : 19 € par mois pour 1 000 crédits, quand la même quantité de crédits Apollo en plus revient à 25 $. Sur le téléphone, l’avantage s’inverse : à 50 crédits le numéro, 10 000 crédits Emelia donnent 200 numéros, contre 1 250 chez Apollo.
Apollo face à Emelia, besoin par besoin
Les montants ne se comparent que sur un même besoin. Chez Apollo, une licence Professional suffit pour brancher autant de boîtes Google ou Microsoft qu’on veut : c’est l’offre retenue dès la deuxième boîte, pour un seul utilisateur.
Un commercial seul, quelques boîtes
1 boîte, petit volume
3 boîtes, au mois
3 boîtes, à l’année (par mois)
Un utilisateur, beaucoup de boîtes (hors warm-up)
50 boîtes, au mois
50 boîtes, à l’année (par mois)
100 boîtes, au mois
Données et LinkedIn
Base B2B intégrée
1 000 emails trouvés par mois, crédits achetés en plus
Téléphones pour 10 000 crédits
Crédits inclus dans l’offre
Automatisation LinkedIn
Warm-up des boîtes
Numéroteur et enregistrement des appels
Chez Apollo, tout se paie en dollars ; Emelia affiche le même montant en euros et en dollars : le gagnant de chaque ligne de prix vaut donc pour un paiement en dollars, sans conversion. Les lignes de boîtes laissent le warm-up de côté, car Apollo le décrit de deux façons : « inclus » sur les cartes de ses offres, limité à 1 boîte par licence dans son centre d’aide, qui facture ensuite 200 crédits par mois chaque boîte supplémentaire.
Le prix d’Apollo en bref : quatre offres, de Free à Organization
Par licence et par mois, en dollars, hors taxes ; toutes les licences d’un compte sont sur la même offre. Les crédits, le warm-up et les options sont détaillés sur la page Apollo pricing.
Free
0 $/mois
par licence
- 75 crédits par mois
- 2 séquences, 250 emails par jour
Basic
65 $/mois
par licence · 49 $ à l’année
- 2 500 crédits par licence et par mois
- 1 boîte par utilisateur
Professional
99 $/mois
par licence · 79 $ à l’année
- 4 000 crédits par licence et par mois
- Boîtes Google et Microsoft illimitées
Organization
119 $/mois
à l’année seulement, 3 licences minimum
- 6 000 crédits par licence et par mois
- SSO, rapports sur mesure
Avis sur Apollo.io : une base appréciée, un support et des données critiqués
Sur Capterra, Apollo obtient 4,5/5 (398 avis), dont 4,2 pour le service client, sa note la plus basse. Sur Trustpilot, 3,1/5 sur 1 352 avis : 46 % de cinq étoiles, 36 % d’une étoile, et seulement 18 % entre les deux. Apollo affiche 4,7/5 sur G2, une note que nous n’avons pas pu vérifier (G2 bloque les robots).
Ce qui plaît
- La taille de la base et ses filtres
- De la liste à la séquence dans le même outil
- L’extension Chrome sur LinkedIn et Gmail
- Le rapport qualité-prix face à ZoomInfo
Ce qui fâche
- Un support lent ou contradictoire
- Des données fausses ou périmées, des rebonds
- Des téléphones moins fiables hors des États-Unis
- Des crédits vite épuisés, perdus en fin de cycle
Comparer Apollo à Instantly, Cognism ou lemlist
Trois outils que l’on compare souvent à Apollo en France, pour des raisons différentes. Les autres, dont Sales Navigator, sont sur la page alternatives à Apollo.io.
- 1
Cognism
Idéal pour : Une base centrée sur l’EuropeBase britannique, mobiles vérifiés par téléphone, filtrage des listes d’opposition dont Bloctel ; prix sur devis.
- 2
Instantly
Idéal pour : Envoyer du cold email en volumeUn outil d’envoi avec sa propre recherche de leads, sans automatisation LinkedIn.
- 3
lemlist
Idéal pour : Email et LinkedIn par utilisateurSéquences multicanales avec LinkedIn sur l’offre Multichannel, facturée par utilisateur.
Apollo.io au quotidien : connexion, extension, Zoho CRM et API
Un logiciel américain de prospection B2B, édité depuis 2015 par ZenLeads, Inc., à San Francisco. On y cherche des contacts dans une base de 240 millions de personnes, on révèle leur email ou leur téléphone avec des crédits, puis on les contacte par séquences d’emails et par téléphone ; le tout se paie par licence, en dollars.
app.apollo.io/#/login : c’est là que mène le bouton « Log In » d’apollo.io. Une licence ne se partage pas, selon les CGU : chaque utilisateur se connecte avec la sienne.
Ouvrez la fiche de l’extension sur le Chrome Web Store, ajoutez-la à Chrome, épinglez-la dans la barre d’outils puis connectez-vous avec votre compte Apollo. Elle sert sur LinkedIn, dans Gmail et Google Agenda, dans Salesforce et HubSpot, ainsi que sur les sites d’entreprise ; chaque email ou téléphone révélé consomme des crédits.
75 crédits par mois, 2 séquences et 250 emails par jour depuis 1 boîte. Pas de warm-up dans la colonne Free du tableau des tarifs ; le centre d’aide, lui, le chiffre à 200 crédits par boîte et par mois, soit davantage que les 75 crédits mensuels de l’offre. Après 100 jours d’utilisation active, le compte gratuit n’a plus droit qu’à une licence ; au-delà, Basic coûte 65 $ par licence et par mois.
Zoho CRM est une intégration native depuis 2026 : dans Apollo, Settings > Integrations, cherchez Zoho, cliquez sur Connect et acceptez les autorisations. Apollo ne connecte qu’un CRM à la fois (déconnectez Salesforce ou HubSpot avant) et le premier import prend environ 6 heures. Les autres CRM synchronisés : Salesforce, HubSpot, Pipedrive et Microsoft Dynamics.
Sur toutes, d’après le tableau des tarifs et le centre d’aide d’Apollo ; la FAQ de cette même page tarifs indique pourtant que l’API est disponible sur les offres « Custom ». Le nombre de requêtes autorisées grimpe avec l’offre, de 600 par jour en Free à 6 000 en Organization, et les requêtes d’enrichissement ou de recherche consomment des crédits. Le serveur MCP (« LLM Integrations ») est ouvert à toutes les offres.
Emelia est un concurrent d’Apollo.io. Nous avons voulu rester justes : chaque chiffre sur Apollo.io vient de son propre site ou des sites d’avis publics.