Seamless.AI Prix 2026 : tarifs opaques et coût réel par licence
Seamless.AI, c'est quoi exactement
Avant de parler d'argent, il faut savoir ce qu'on achète. Seamless.AI ne fait pas le même métier que les bases de données auxquelles on le compare, et sa façon de facturer découle directement de ce choix de produit.
Transparence. Cet article est publié par l'éditeur d'Emelia et de Basile, deux des outils cités plus bas. Les grilles des autres éditeurs sont relevées sur leurs pages officielles et les calculs sont donnés pour être refaits.
Le geste de travail, concrètement
Le point d'entrée quotidien est l'application web, pas l'extension. Vous commencez par déclarer la liste dans laquelle les contacts vont tomber, puis vous empilez des filtres : intitulé de poste, séniorité, département, secteur, effectif, chiffre d'affaires, localisation, technologies employées, changements de poste récents, mots-clés. La recherche renvoie des aperçus où vous ne voyez que le nom, le titre et l'entreprise. Les coordonnées restent masquées.
Le geste central vient ensuite. Vous cliquez sur « Find » à côté d'un contact, et c'est ce clic qui compose la fiche complète, emails, mobile et ligne directe, en consommant un crédit. Un bouton « Find All » lance la même opération sur toute la page pendant que vous continuez à travailler. Vous payez donc une recherche, pas la ligne d'un fichier. Retenez-le, c'est la clé de tout ce qui suit sur le prix.
L'extension Chrome est le second geste, plus ponctuel. Elle affiche une barre latérale sur la page consultée, surtout sur LinkedIn, Sales Navigator et Recruiter, et permet d'ajouter à une liste, d'envoyer au CRM ou de lancer un enrichissement sans revenir dans l'application.
Le moteur temps réel, et ce qu'il faut en penser
C'est le parti pris que l'éditeur met en avant partout : un « real-time search engine » qui compose la fiche au moment de la demande, plutôt qu'une base constituée à l'avance qui, écrit-il, « can quickly get stale and outdated ». Sa foire aux questions précise que la plateforme récupère l'information « based on various pings including digital foot-printing ». L'expression n'est définie nulle part, et aucune source de données n'est nommée.
Trois éléments nuancent la promesse. D'abord, l'éditeur affiche quand même des volumes de stock, et pas les mêmes selon les pages : 1,8 milliard d'emails vérifiés en page d'accueil, 1,6 milliard sur la page Email Finder, 1,8 million sur la page Platform Overview. Ensuite, LinkedIn a retiré la page entreprise de Seamless.AI le 6 mars 2025 pour extraction de données, en même temps que celles d'Apollo, LGM et Evaboot, ce qui a coupé une veine d'alimentation de l'extension. Enfin, une partie des adresses est déduite plutôt que confirmée, et rien dans l'interface ne distingue les deux avant que le crédit soit dépensé.
L'éditeur publie en revanche un indicateur utile et rarement imité : Total AI, une note de 0 à 100 attribuée à chaque adresse, calculée sur la vérification de délivrabilité, la correspondance entre le nom et l'entreprise, la fréquence du motif d'adresse et la crédibilité de la source. Quatre paliers sont publiés, et l'éditeur recommande lui-même de ne pas descendre sous 70. C'est le réglage à faire avant toute campagne.
Ce que la plateforme contient
Bloc | Ce qu’il contient |
|---|---|
Data Engine | Prospector, la recherche par filtres. Buyer Intent, les signaux d’achat, au niveau du compte et non du contact. Job Changes, un filtre sur les changements de poste récents. CRM Enrich, l’enrichissement de base avec journal et retour arrière. Pitch Intelligence, qui remonte actualités, recrutements et pile technique. |
Engagement Hub | Connect : envoi d’emails, appels via Twilio, gestion des tâches, aide à la rédaction sociale, suivi des ouvertures et des réponses. |
Automation Network | Autopilot, qui fait tourner une recherche sauvegardée en tâche de fond. Un assistant IA rédactionnel. Une API. Un serveur MCP de 54 outils, compatible Claude, ChatGPT et Cursor. |
Navigateur | Une extension Chrome, surtout utilisée sur LinkedIn, Sales Navigator et Recruiter. |
Côté données, vous obtenez l'email professionnel, le mobile, la ligne directe, les données d'entreprise, les technologies employées, les changements de poste et des signaux d'intention au niveau du compte. L'email personnel n'est jamais annoncé : le produit est exclusivement B2B. L'éditeur revendique 1,3 milliard de contacts et 121 millions d'entreprises. Côté intégrations, les « 6 000 outils » affichés correspondent au catalogue Zapier ; une vingtaine de connecteurs sont nommés, dont Salesforce, HubSpot, Pipedrive, Outreach et Salesloft, sans que l'éditeur précise lesquels sont natifs et lesquels passent par Zapier.
Ce que Seamless.AI ne fait pas
La liste compte autant que la précédente, parce qu'elle détermine les outils qu'il faudra ajouter à côté, et donc le budget réel.
Pas de chauffe des adresses d'envoi. La page Emailing parle bien de « warm your inbox safely », mais aucun mécanisme n'est décrit : ni montée en charge progressive, ni réseau d'échange. C'est une bonne pratique de démarrage, pas une fonctionnalité.
Pas de surveillance de la délivrabilité ni des listes noires. Il y a de la validation en amont et du suivi d'ouvertures en aval, ce qui n'est pas la même chose.
Pas d'automatisation LinkedIn. Le module Social Selling rédige les messages, il ne les envoie pas.
Pas de vérification d'une liste que vous apportez. Vous ne pouvez pas faire nettoyer votre propre fichier d'adresses : la vérification est intégrée au parcours de recherche.
Une couverture pensée pour les États-Unis. Hors marché américain, les avis signalent des standards plutôt que des lignes directes, et aucune vérification téléphonique n'est documentée.
Ce que valent les données, d'après ceux qui les utilisent
La note globale est bonne : 4,4 sur 5 pour environ 5 300 avis sur G2, 4,5 sur 5 pour 571 avis sur Capterra. Mais G2 compte aussi les griefs, et le classement est parlant : la donnée inexacte est citée dans 410 avis, les contacts périmés dans 295, l'information périmée dans 285. Sur les critères notés de G2, Seamless.AI ferme la marche de son panel en justesse du contact, tout en devançant ZoomInfo et Cognism en disponibilité de la donnée. Du volume et de la couverture, donc, plutôt que de la précision.
Une mise en garde sur les taux qui circulent. Le « 20 à 30 % de rebond » repris dans la plupart des comparatifs remonte à un avis client isolé sur G2, pas à une mesure. Aucun test indépendant et reproductible n'existe sur ce produit : les seuls protocoles chiffrés que nous ayons trouvés sont publiés par des éditeurs concurrents, qui se classent premiers de leur propre comparatif. Nous ne reprenons donc aucun taux de justesse, ni celui de l'éditeur, ni ceux de ses rivaux.
Un dernier point pour un lecteur européen, souvent mal rapporté : la politique de confidentialité de Seamless.AI mentionne bien le RGPD et nomme un représentant dans l'Union, contrairement à ce qu'affirment certains comparatifs concurrents. Le point sensible est ailleurs, dans l'opacité sur la provenance réelle de la donnée, qui est précisément le sujet de cet article.
Qui est derrière
Seamless Contacts, LLC, fondée par Brandon Bornancin, établie dans la région de Columbus, en Ohio. Société privée, non cotée, de quelques centaines de salariés. L'année de création elle-même n'est pas stable selon les sources : 2015 pour l'agence de développement économique locale, 2018 pour certains annuaires, non publiée sur Crunchbase. L'éditeur ne la mentionne nulle part.
Reste la question du prix. Et c'est là que l'exercice devient inhabituel.
La page tarifaire de Seamless.AI pèse 231 kilo-octets et ne contient pas un seul montant. Pas un dollar, pas un euro, nulle part. Elle s'intitule pourtant « Perfect Pricing for Startups to the Fortune 500 », et sa foire aux questions affirme que « les prix affichés sur cette page reflètent la remise annuelle ».
Il n'y a aucun prix affiché sur cette page.
C'est le point de départ de cet article, et il change la méthode. Quand un éditeur ne publie rien, on ne peut pas comparer des grilles : on lit ce qu'il écrit ailleurs. Nous avons donc épluché deux documents que Seamless.AI publie bel et bien, sa page tarifaire et ses conditions générales d'utilisation, relevées le 31 août 2026. Le second est un document contractuel, et il est nettement plus bavard que le premier.
Ce qu'on y apprend tient en une phrase : tous les abonnements sont annuels, se reconduisent automatiquement pour douze mois, et se résilient au plus tard 60 jours avant l'échéance.
Les trois formules, et ce que l'éditeur en dit
La page présente trois niveaux. Un seul porte un chiffre.
Free | Pro | Enterprise | |
|---|---|---|---|
Prix | 0 $ | Contact sales | Contact sales |
Utilisateurs | 1 | Par utilisateur | Illimités |
Crédits | 50 | 10 000 par an au départ | Allocation quotidienne, à partir de 5 licences |
Exports | - | Illimités | Illimités |
Packages de crédits | - | Annuels | Personnalisés |
Customer Success | Non | Non | Oui |
Support entreprise | Non | Non | Oui |
Les 10 000 crédits annuels du plan Pro et le seuil de 5 licences du plan sur mesure ne viennent pas de la grille : ils sont écrits dans la réponse à la question « les crédits expirent-ils ? » de la foire aux questions. C'est la seule quantification chiffrée que l'éditeur publie sur ses offres payantes.
Notez aussi que la question posée, l'expiration des crédits, ne reçoit jamais de réponse. Le texte enchaîne sur les volumes sans dire si un crédit non consommé survit à la fin de la période.
Le crédit Seamless.AI : un contact entier, 10 000 par an
Sur la définition du crédit, l'éditeur est en revanche clair, et le modèle est plutôt favorable.
Un crédit est consommé quand Seamless.AI recherche un contact pour trouver ses emails, ses numéros de téléphone et ses informations. La carte du plan Pro le résume encore plus simplement : 1 crédit = téléphone + email.
Autrement dit, vous ne payez pas la donnée mais le contact, et le mobile ne coûte rien de plus que l'adresse. C'est le même principe que chez UpLead, et c'est nettement plus avantageux que les modèles qui comptent séparément l'email et le numéro.
Le problème n'est donc pas le crédit, c'est son volume. Dix mille crédits par an, c'est 833 contacts par mois. Pour un commercial qui prospecte cinq jours par semaine, cela représente une quarantaine de contacts par jour ouvré. C'est un rythme correct pour de la prospection téléphonique qualifiée, et très insuffisant pour du volume.
Et comme ce quota est annuel et non mensuel, un mois intense se paie sur les mois suivants. La question de savoir si les crédits inutilisés se reportent d'une année sur l'autre n'a, elle, aucune réponse publique.
833 contacts par mois, c'est vite atteint
Chez Emelia, 19 € achètent 1 000 crédits, et vous en rachetez quand vous voulez sans repasser par un commercial.
Ce que disent les conditions générales : l'abonnement est annuel, point
C'est ici que l'article devient utile, parce que les conditions générales d'utilisation de Seamless.AI disent tout ce que la page tarifaire tait. Le passage clé se trouve à la section 6, consacrée aux frais d'abonnement.
« Tous les abonnements aux Services sont annuels », avec une facturation mensuelle ou annuelle. La distinction est importante et souvent mal comprise : payer tous les mois ne veut pas dire s'engager pour un mois. Vous êtes engagé douze mois dans les deux cas, seule la cadence de prélèvement change.
« Le paiement est dû d'avance au début de chaque cycle de facturation. »
« Sauf disposition contraire expresse, toutes les ventes sont définitives dès que vous choisissez de souscrire un abonnement. »
Il n'y a donc ni essai payant remboursable, ni période de rétractation contractuelle. Le seul moyen d'évaluer le produit sans risque est le plan gratuit et ses 50 crédits.
Les 60 jours de préavis, la clause la plus coûteuse du contrat
Voici la clause à retenir avant toutes les autres, citée dans son mécanisme exact.
Si vous souhaitez annuler votre abonnement, vous devez effectuer la modification correspondante dans la plateforme Seamless.AI au plus tard 60 jours avant la date de renouvellement du contrat annuel. Si l'abonnement n'est ni modifié ni annulé plus de 60 jours avant le renouvellement, le contrat annuel se reconduit automatiquement pour 12 mois supplémentaires.
Traduisons en pratique. Sur un contrat signé le 1er mars, votre fenêtre de sortie se referme le 31 décembre. Passé cette date, vous êtes engagé jusqu'au 1er mars de l'année suivante, puis pour douze mois de plus.
Cela signifie que vous devez décider de ne pas continuer avant même d'avoir vécu les deux derniers mois de votre contrat. Un préavis de 60 jours sur un engagement de 12 mois est parmi les plus longs du marché des données B2B, où 30 jours est déjà considéré comme strict.
La conséquence opérationnelle est simple, et c'est le conseil le plus concret de cet article : le jour où vous signez, mettez un rappel dans votre agenda 75 jours avant la date anniversaire. Pas 60, pour vous laisser le temps d'agir.
Zéro préavis, zéro reconduction tacite
Emelia se résilie depuis le compte, l'abonnement restant actif jusqu'à la fin de la période déjà payée.
Les autres clauses financières à connaître
La même section des conditions générales contient trois autres dispositions qui pèsent sur le budget.
Les prix peuvent changer en cours de route. Le texte prévoit que Seamless.AI peut modifier les frais d'abonnement en vous en donnant notification, et que le changement de prix prend effet immédiatement. Poursuivre l'utilisation du service vaut acceptation. Un engagement de douze mois ne verrouille donc pas nécessairement votre tarif.
Les achats optionnels ne sont pas remboursables. Les « Opt-in Purchases », c'est-à-dire les achats complémentaires, sont explicitement non remboursables, et l'éditeur se réserve le droit d'en modifier les prix à tout moment.
Le remboursement en cas de résiliation par l'éditeur est facultatif. Si Seamless.AI met fin au service pour une raison autre qu'une faute de votre part, il « peut » vous accorder un remboursement au prorata des sommes déjà versées. Le verbe employé exprime une faculté, pas une obligation.
S'y ajoutent deux clauses non financières qui méritent d'être signalées. Les conditions comportent une clause d'arbitrage obligatoire assortie d'une renonciation aux actions collectives, mise en évidence en majuscules dès l'en-tête. Et elles peuvent être mises à jour sans préavis, les modifications prenant effet dès leur publication.
Les quatre options qui ne sont pas dans le prix
La grille de fonctionnalités est identique sur les trois formules, à une différence près : quatre briques y figurent avec la mention « Add-on », c'est-à-dire en supplément payant, quel que soit votre plan.
Option facturée en supplément | Ce qu'elle couvre |
|---|---|
Data Enrichment | Complément des fiches, lutte contre l'obsolescence des données |
Buyer Intent Data | Identification des prospects en phase d'achat |
AI Assistant | Rédaction assistée des messages |
Autopilot | Exécution automatique de workflows |
C'est une information structurante que la présentation commerciale gomme. L'enrichissement de données, que beaucoup considèrent comme le cœur d'un outil de ce type, n'est pas compris dans l'abonnement de base. Les données d'intention non plus.
Aucun de ces quatre suppléments n'a de prix public. Un devis Seamless.AI qui n'inclut pas explicitement ces lignes ne couvre donc pas ces fonctions, et il faut les faire chiffrer séparément avant de comparer quoi que ce soit.
Un point positif en revanche, et l'éditeur le confirme dans sa foire aux questions : il n'y a pas de frais de mise en service. C'est à souligner, car plusieurs plateformes du secteur facturent un accompagnement obligatoire à quatre chiffres.
Combien ça coûte vraiment : ce qu'on peut dire, et ce qu'on ne peut pas
Soyons méthodiques, parce que c'est précisément le sujet de cet article.
Ce qui est certain, parce que l'éditeur l'écrit : le plan gratuit donne 50 crédits pour un utilisateur. Le plan Pro démarre à 10 000 crédits annuels et se facture par utilisateur. Le plan sur mesure commence à 5 licences. Un crédit donne l'email et le téléphone. Il n'y a pas de frais de mise en service. L'engagement est annuel avec reconduction tacite et 60 jours de préavis.
Ce qui n'est pas certain, parce que personne d'officiel ne le publie : le prix. Aucun montant n'existe sur le site de Seamless.AI, ni sur sa page tarifaire, ni ailleurs.
Ce qui circule, et qu'il faut prendre pour ce que c'est : des plateformes de comparaison et de benchmark d'achats logiciels publient des fourchettes issues de contrats réels de leurs clients. Elles situent le plan Pro autour de plusieurs milliers de dollars par an pour cinq licences, et les contrats Enterprise à plusieurs dizaines de milliers de dollars annuels. Une plateforme de benchmark d'achats avance une valeur moyenne de contrat de l'ordre de 18 000 dollars par an.
Ces chiffres ne viennent pas de l'éditeur. Ce sont des ordres de grandeur reconstitués par des tiers, à partir d'échantillons dont ni la taille ni la composition ne sont vérifiables. Nous ne les reprenons donc pas dans un tableau, parce qu'un tableau leur donnerait une autorité qu'ils n'ont pas. Ils suffisent à retenir une chose : on n'est pas sur un produit à quelques dizaines de dollars par mois, et le ticket d'entrée réel se négocie.
Le seul calcul solide que vous puissiez faire est celui du coût par contact, une fois le devis en main : divisez le montant annuel par le nombre de crédits annuels du contrat. Comme un crédit donne l'email et le mobile, ce ratio est directement comparable aux tarifs des concurrents qui publient les leurs, et c'est le seul chiffre qui permette de trancher.
Un prix affiché, calculable avant de signer
37 € par mois et 19 € les 1 000 crédits. Tout est sur la page tarifaire, aucun devis à demander.
Huit alternatives qui publient leurs prix
Les huit outils qui suivent n'ont pas tous le même périmètre, et ce n'est pas ce qui les réunit. Ils ont en commun une grille consultable en ligne, sans formulaire et sans rendez-vous. C'est le seul terrain sur lequel une comparaison chiffrée reste possible, et c'est aussi ce qui en fait des points de repère utilisables face à un devis.
Comparer des prix affichés n'a toutefois aucun sens quand les unités diffèrent. Un crédit vaut ici un contact entier, là une adresse, ailleurs un dixième de numéro. Nous fixons donc un périmètre unique et nous tarifons chaque outil dessus, en trois colonnes plutôt qu'une : le coût d'un email professionnel vérifié seul, celui d'un mobile direct seul, et celui d'un contact complet réunissant les deux. Chaque outil est pris à son plan le moins cher permettant un usage régulier, ramené à un utilisateur.
Outil | Plan retenu | Email seul | Mobile seul | Contact complet |
|---|---|---|---|---|
Seamless.AI | Pro, prix non publié, 10 000 crédits / an | Non calculable | Non calculable | Non calculable, 1 crédit |
Emelia | Start 37 € / mois + pack 19 € les 1 000 crédits | 0,019 € (1 crédit) | 0,95 € (50 crédits) | 0,97 € (51 crédits) |
Apollo | Basique annuel, 49 $ / siège, 30 000 crédits / an | Crédit variable selon la donnée | Crédit majoré sur le mobile | Variable |
RocketReach | Pro annuel, 52 $ / mois, 3 600 exports / an | Compris dans l'export | Compris dans l'export | 0,17 $ |
UpLead | Plus annuel, 149 $ / mois, 400 contacts / mois | Non vendu séparément | Non vendu séparément | 0,37 $ |
Lusha | Starter, 49,90 $ / mois, 400 crédits | 0,125 $ (1 crédit) | 1,25 $ (10 crédits) | 1,38 $ (11 crédits) |
Kaspr | Starter annuel, 45 € / utilisateur, 100 numéros / mois | Illimité, tend vers 0 au volume | environ 0,45 € | environ 0,45 € |
GetProspect | Growth 5k annuel, environ 69 $ / mois, 5 000 emails / mois | environ 0,014 $ | Option, 300 crédits pour 49 $ | environ 0,18 $ |
Dropcontact | Starter, 79 € / mois, 500 crédits au bas du curseur | 0,158 € (1 crédit) | Non proposé | Non proposé |
Tarifs relevés sur les pages officielles des éditeurs le 31 août 2026, dans leur devise de facturation et sans conversion : les montants en dollars et en euros ne sont donc pas directement comparables. La ligne Seamless.AI est vide par construction, faute de grille publique.
Deux lectures s'imposent. Sur le contact complet, RocketReach à 0,17 dollar et UpLead à 0,37 dollar sont les deux repères publics du marché, puisqu'ils vendent la même unité : un enregistrement avec l'email et le mobile. Sur l'email seul, GetProspect à environ 0,014 dollar, Emelia à 0,019 euro et Kaspr en illimité jouent une autre partie, et personne n'a intérêt à payer un contact complet pour n'en utiliser que l'adresse.
Ce que le prix n'achète pas de la même façon
| Base interrogeable | Chauffe d'adresses | Envoi de séquences | Téléphone | Engagement |
|---|---|---|---|---|---|
Seamless.AI | Oui, moteur temps réel | Non | Non | Inclus dans le crédit | Annuel, préavis de 60 jours |
Emelia | Non, scraping Sales Navigator | Oui, illimitée sur les trois plans | Oui, illimité | 50 crédits par numéro | Mensuel, résiliable depuis le compte |
Apollo | Oui | Oui, délivrabilité et préchauffage sur les plans payants | Oui | Crédits majorés | Mensuel ou annuel remisé |
RocketReach | Oui | Non | Non | À partir du plan Pro | Mensuel ou annuel remisé |
UpLead | Oui | Non | Non | Inclus dans le crédit | Mensuel ou annuel remisé |
Lusha | Partielle, extension de navigateur | Non | Non | 10 crédits par numéro | Mensuel ou annuel remisé |
Kaspr | Non, extension LinkedIn | Non | Non | Quota mensuel de crédits | Mensuel ou annuel remisé |
GetProspect | Oui, 780 M annoncés | Non | Basique | 5 / mois | Mensuel ou annuel remisé |
Dropcontact | Non | Non | Non | Non | Mensuel ou annuel remisé |
Trois lignes de ce tableau pèsent plus que les autres sur un budget réel.
La chauffe des adresses. Deux outils seulement la proposent : Emelia, incluse et illimitée sur ses trois plans, et Apollo, qui affiche une suite de délivrabilité avec préchauffage des e-mails sur ses trois plans payants. Les six autres n'en ont aucune. C'est pourtant la brique qui décide si vos emails arrivent, et un budget honnête doit ajouter son coût à celui de la donnée.
L'engagement. Tous les outils de ce tableau proposent un mensuel résiliable, la formule annuelle n'étant qu'une remise de 20 à 30 %. C'est la norme du marché, et elle rend d'autant plus visible le contrat de douze mois reconduit tacitement décrit plus haut.
Le téléphone. Il coupe le marché en trois. UpLead et RocketReach à partir de son plan Pro l'incluent dans le prix du contact. Lusha le facture 10 crédits, Emelia 50, Kaspr le compte en quota mensuel. GetProspect en donne cinq par mois avant de basculer sur une option, et Dropcontact n'en propose pas. Répondez à cette question avant toutes les autres : appelez-vous vos prospects ?
Emelia : 37 € par mois, l'envoi et la donnée dans le même abonnement
Emelia ouvre cette liste parce qu'elle couvre le périmètre le plus large des huit : cold email, automatisation LinkedIn, scraping Sales Navigator et recherche de coordonnées dans un seul produit. C'est une plateforme d'envoi qui embarque la donnée, et non une base de données à laquelle on aurait ajouté un envoi.
Plan | Prix | Boîtes mail | Comptes LinkedIn | Crédits offerts |
|---|---|---|---|---|
Start | 37 € | 3 | 1 | 500 |
Grow | 97 € | 50 | 5 | 1 000 |
Scale | 297 € | Illimitées | 20 | 5 000 |
Les boîtes mail comptées ici sont des adresses d'envoi connectées, pas des utilisateurs : Emelia ne facture pas au siège et n'a pas de mode équipe. Un plan Grow à 50 boîtes n'est pas un plan pour 50 commerciaux.
L'abonnement de base couvre l'envoi, avec des emails et des contacts illimités, la chauffe des adresses incluse et le scraping Sales Navigator sans consommation de crédits.
L'enrichissement se paie en crédits : 19 € les 1 000 crédits, un email trouvé coûtant 1 crédit, une vérification 0,25 crédit et un numéro 50 crédits. L'email revient donc à environ 0,019 € et le numéro à environ 0,95 €.
Deux inclusions font l'essentiel de la valeur de l'abonnement. La chauffe des adresses, illimitée sur les trois plans, est la brique qui décide si les emails arrivent, et presque personne ne la vend dans le même abonnement que la donnée.
Le scraping Sales Navigator ensuite, inclus lui aussi et sans consommer de crédits, avec un découpage segmenté dès le plan Grow pour dépasser les 2 500 résultats d'une recherche.
Les limites sont nettes. Emelia n'a pas de base interrogeable : le ciblage part de LinkedIn, très à jour sur les personnes, leur poste et leurs changements d'entreprise, plus inégal sur les structures peu présentes sur le réseau. Et le téléphone coûte cher, 50 crédits le numéro, soit environ 0,95 € : ce n'est pas l'outil d'une équipe qui appelle en volume.
Sur une cible française, Basile, édité par la même équipe, offre une seconde porte d'entrée et se branche sur les crédits du compte.
Apollo : 49 dollars par siège, la plateforme la plus complète
Apollo réunit la base mondiale, l'enrichissement, les séquences d'envoi et un numéroteur dans un seul abonnement facturé au siège. C'est le périmètre le plus large de cette liste après Emelia, avec une couverture internationale qu'Emelia n'a pas.
Plan | Prix annuel, par siège | Crédits par siège et par an |
|---|---|---|
Gratuit | 0 $ | 900 |
Basique | 49 $ | 30 000 |
Professionnel | 79 $ | 48 000 |
Organisation | 119 $ (minimum 3 sièges) | 72 000 |
Trente mille crédits par siège et par an sur le plan Basique, soit 2 500 par mois pour 49 dollars, avec une remise annuelle de 24 %. Attention à la lecture : Apollo consomme un nombre de crédits variable selon la donnée révélée, un mobile coûtant davantage qu'un email. Le coût unitaire dépend donc de ce que vous cherchez, et ne se calcule pas à l'avance.
Deux points le distinguent vraiment. Le plan gratuit d'abord, 900 crédits par siège et par an avec deux séquences et un assistant IA limité à cinq conversations : de quoi mesurer sérieusement la couverture de la base sur votre cible avant de payer quoi que ce soit. La délivrabilité ensuite, puisque les trois plans payants incluent une suite avec préchauffage des e-mails, relevée sur la page tarifaire le 31 août 2026. Aucun autre vendeur de données de cette liste ne la propose.
Deux réserves en sens inverse. Le plan Organisation impose trois sièges minimum, ce qui porte le ticket réel à 357 dollars par mois et non 119. Et les modules complémentaires, à 119 dollars par équipe et par mois, portent la mention « tarif d'introduction, les fonctionnalités et les tarifs peuvent changer », une formule qu'aucun autre éditeur de cette liste n'affiche.
Trois commerciaux sur le plan Basique représentent 147 dollars par mois, soit 1 764 dollars sur l'année pour 90 000 crédits. Apollo s'adresse aux équipes qui veulent une seule plateforme pour construire la liste et l'attaquer, et qui appellent. Détail des paliers dans notre article sur les prix d'Apollo.
RocketReach : 52 dollars par mois en annuel, le contact complet le moins cher
RocketReach est une base mondiale pilotée depuis une extension de navigateur, où le contact se paie d'un bloc avec son email et son mobile. Sa particularité est d'avoir deux compteurs au lieu d'un, le lookup et l'export, et c'est le second qui limite.
Plan | Prix au mois | Annuel, par mois | Lookups | Exports | Données |
|---|---|---|---|---|---|
Gratuit | 0 $ | Sans objet | 5 au total | Aucun | Email uniquement |
Essentials | 39 $ | 19 $ | 100 / mois, illimités en annuel | 100 / mois, 1 200 / an | Email uniquement |
Pro | 79 $ | 52 $ | 250 / mois, illimités en annuel | 250 / mois, 3 600 / an | Email + téléphone |
Ultimate | 169 $ | 115 $ | 1 000 / mois, illimités en annuel | 1 000 / mois, 20 000 / an | Email + téléphone |
Team | Sur devis | Sur devis | Poolés | Poolés | Email + téléphone |
En facturation annuelle, les lookups deviennent illimités et ce sont les exports qui portent la limite. Le contact exporté revient à 0,19 dollar sur Essentials, 0,17 sur Pro et 0,07 sur Ultimate, à condition de vider le plafond de l'année. C'est le meilleur prix au contact complet de tout ce comparatif, et de loin.
Le point d'entrée mérite attention. Le téléphone ne commence qu'au plan Pro : Essentials, malgré son prix d'appel à 19 dollars en annuel, est une offre email seul. Prendre l'entrée de gamme en pensant obtenir des numéros est l'erreur classique sur ce produit, et elle coûte le prix d'un changement de plan.
L'offre Team est le seul endroit où la grille s'arrête. Les lookups et les exports y sont mutualisés entre plusieurs utilisateurs, ce qui change le calcul dès la troisième personne, mais il faut passer par un commercial pour connaître le montant. Sur les trois plans individuels, en revanche, tout est affiché.
Trois commerciaux sur Pro en annuel représentent 156 dollars par mois pour 10 800 exports dans l'année. RocketReach s'adresse à qui prospecte à l'international, appelle, et sait qu'il videra son quota d'exports. Il s'adresse mal à qui veut du téléphone à petit budget. Détail dans notre article sur les prix de RocketReach.
UpLead : 149 dollars par mois, le crédit qui inclut le mobile
UpLead applique le modèle le plus lisible du marché : un crédit débloque un contact entier, email vérifié et mobile direct compris. Vous ne payez pas une donnée, vous payez un enregistrement, et le calcul de budget tient en une multiplication.
Plan | Mensuel | Annuel | Crédits | Sièges |
|---|---|---|---|---|
Essentials | 99 $ | 74 $ | 170 / mois | 1 |
Plus | 199 $ | 149 $ | 400 / mois | 1 |
Professional | Sans objet | Sur devis | Personnalisé | Personnalisé |
0,37 dollar le contact sur le plan Plus en annuel. Le crédit supplémentaire coûte 0,60 dollar sur Essentials et 0,50 sur Plus, s'achète par packs de 100 à 5 000 unités avec une fenêtre de confirmation explicite, jamais de débit automatique, et un plafond de 2 000 dollars par jour borne mécaniquement les dérapages. La base annoncée compte plus de 200 millions de contacts B2B et 19 millions d'entreprises.
La garantie de précision affichée à 95 % mérite d'être lue avec la nuance qu'UpLead publie lui-même : elle mesure la qualité au moment de la vérification et ne promet pas l'absence de rebonds à l'envoi. C'est une honnêteté rare sur ce marché, et elle vaut mieux qu'un chiffre rond non sourcé.
La limite est le travail en équipe. Essentials et Plus sont bloqués à un seul siège, et il faut basculer sur Professional, vendu sur devis, dès le deuxième utilisateur : une équipe de cinq personnes n'a aucun prix public chez UpLead. L'essai se limite par ailleurs à 7 jours et 5 crédits, ce qui laisse peu de marge pour évaluer la couverture sur une cible précise.
UpLead s'adresse au commercial seul qui appelle autant qu'il écrit, et pour qui 0,37 dollar le contact avec mobile est un bon prix. Sur l'email seul, c'est le plus mauvais rapport de la liste, et il ne faut pas l'y chercher. Détail dans notre article sur les prix d'UpLead.
Lusha : 49,90 dollars pour 400 crédits, le numéro à 10 crédits
Lusha est une base de contacts B2B pilotée par une extension de navigateur, avec un barème de crédits différencié : toutes les données ne consomment pas le même nombre de crédits, et c'est ce barème, plus que le prix affiché, qui fait le budget.
Plan | Prix mensuel | Crédits / mois | Sièges inclus | Report des crédits |
|---|---|---|---|---|
Free | 0 $ | 40 | 1 | Non |
Starter | 49,90 $ | 400 | 1 | Non |
Pro | de 69,90 à 227,40 $ selon le curseur | 600 à 2 000 | 2 | Jusqu'à 2 fois l'allocation |
Premium | 399,90 $ | 3 400 | 5 | Jusqu'à 2 fois l'allocation |
Scale | Sur devis | Personnalisé | Personnalisé | Crédits versés d'avance |
Les montants du plan Pro correspondent au curseur réglé sur 2 000 crédits par mois. Un email consomme 1 crédit, un numéro 10, un contact complet 11. Sur Starter, le crédit revient à 0,125 dollar : l'email coûte donc 0,125 dollar, le numéro 1,25 et le contact complet 1,38.
Une réserve avant d'acheter, et elle pèse lourd. La page tarifaire relevée en août 2026 annonce dix crédits par numéro, quand des supports plus anciens de l'éditeur en indiquent encore cinq. Faites confirmer par écrit la valeur appliquée à votre compte : entre les deux barèmes, votre budget téléphone double.
Le reste de la grille est plutôt favorable. Les sièges sont inclus par plan, deux sur Pro et cinq sur Premium, avec des crédits partagés entre les membres du compte. Les crédits se reportent jusqu'à deux fois l'allocation en facturation mensuelle. Et le positionnement de conformité européen est documenté, ce qui reste rare sur ce segment.
Deux commerciaux sur Pro réglé à 2 000 crédits représentent 227,40 dollars par mois, soit environ 333 contacts complets à se partager. Lusha s'adresse aux équipes européennes qui appellent et révèlent au fil de l'eau sur LinkedIn ; il s'adresse mal à qui veut sortir une liste de plusieurs milliers de lignes en une requête. Détail dans notre article sur les prix de Lusha.
Kaspr : 45 € par utilisateur, les emails B2B en illimité
Kaspr est un éditeur français dont le modèle prend le problème par l'autre bout : l'email B2B est illimité dès le premier plan payant, et ce sont le téléphone et les exports qui sont comptés.
Plan | Annuel, par utilisateur | Mensuel | Emails B2B | Numéros / mois | Exports / an |
|---|---|---|---|---|---|
Gratuit | 0 € | 0 € | 15 / mois | 5 | 100 leads |
Starter | 45 € | 59 € | Illimités | 100 | 12 000 |
Business | 79 € | 99 € | Illimités | 200 | 30 000 |
Enterprise | Sur devis | Sur devis | Illimités | Négociés | Illimités |
Les prix sont par utilisateur, avec une remise annuelle de 25 %, et l'éditeur précise que sur les plans annuels les crédits des douze mois sont versés en une fois sur le compte. Les crédits sont partagés entre tous les membres, ce qui adoucit nettement la facturation au siège. Sur Starter en annuel, 1 200 numéros par an coûtent le plan, soit environ 0,45 euro le numéro si le quota est vidé.
Le mot « illimité » demande une lecture attentive. Les emails B2B le sont, mais le plafond d'exports annuel ne l'est pas : 12 000 leads sur Starter, 30 000 sur Business. Une fois ce plafond atteint, l'illimité ne sert plus à rien. C'est cette ligne, et non le prix, qui détermine le dimensionnement.
Kaspr est un outil de terrain plutôt qu'un moteur : il révèle un contact profil par profil dans l'extension LinkedIn, sans base interrogeable par filtres firmographiques. Son plan gratuit est permanent, 15 emails et 5 numéros par mois, ce qui permet de revenir tester le mois suivant plutôt que de brûler une dotation unique.
Trois commerciaux sur Starter en annuel représentent 135 euros par mois avec 300 crédits téléphone mensuels partagés. Détail dans notre article sur les prix de Kaspr.
GetProspect : environ 69 dollars par mois, le meilleur prix à l'email
GetProspect est une base de 780 millions de contacts annoncés, que l'on filtre par critères d'entreprise pour en exporter des listes. C'est aussi l'éditeur qui publie le plus de cette liste, et pas seulement ses prix.
Plan | Mensuel | Annuel | Emails valides | Téléphones |
|---|---|---|---|---|
Free | 0 $ | 0 $ | 50 / mois | 0 |
Starter | 49 $ | 34 $ | 1 000 / mois | 5 |
Growth 5k | 99 $ | environ 69 $ | 5 000 / mois | 5 |
Growth 50k | 399 $ | environ 279 $ | 50 000 / mois | 5 |
Le modèle est en paiement au succès : les emails non trouvés et les doublons ne sont pas facturés, et les crédits inutilisés se reportent sur le mois suivant. Le plan gratuit est permanent, 50 adresses par mois sans carte bancaire. Sur Growth 5k en annuel, l'adresse revient à environ 0,014 dollar, le meilleur rapport de tout ce comparatif sur l'email seul.
La transparence va plus loin que la grille. L'éditeur publie son taux de correspondance, 84 adresses valides pour 100 contacts soumis selon ses propres tests, et le distingue explicitement de sa précision annoncée de 98 % sur les adresses livrées. Il documente aussi le report des crédits, la politique de résiliation et le sort des données après départ. Peu d'éditeurs de données vont aussi loin.
Le téléphone est le point faible, et il est structurel : cinq numéros par mois quel que soit le plan, y compris à 399 dollars, le reste étant vendu en option par paliers de 300 crédits pour 49 dollars. Si vous appelez, aucun écart de prix à l'email ne compensera ce plafond.
Une équipe qui traite 5 000 adresses par mois paie environ 69 dollars, sans engagement, et connaît son budget à l'avance. Détail des paliers dans notre article sur les prix de GetProspect.
Dropcontact : 79 € au bas du curseur, l'option la plus conforme
Dropcontact est un éditeur français d'enrichissement : vous apportez une liste, il la complète. Pas de base consultable, pas de moteur de recherche, pas de numéros de téléphone, et un positionnement de conformité assumé.
Plan | Prix mensuel | Crédits au bas du curseur | Coût par contact trouvé |
|---|---|---|---|
Starter | 79 € | 500 / mois | 0,158 € |
Growth | 120 € | 500 / mois | 0,240 € |
Entreprise | Sur devis | À partir de 200 000 | Négocié |
Les deux plans reposent sur un curseur de volume allant de 500 à 150 000 crédits mensuels, et c'est le point que la plupart des comparatifs ratent : les prix affichés de 79 € et 120 € correspondent au palier le plus bas, 500 crédits par mois, soit 0,158 € le contact trouvé sur Starter. Le modèle est en paiement au succès. Une remise annuelle de 20 % est annoncée dans la documentation commerciale : vérifiez-la au paiement, la page ne la chiffre pas toujours.
La conformité est le vrai argument. Traitement revendiqué comme 100 % conforme au RGPD, données reconstituées par algorithme plutôt qu'achetées, audit face aux standards de la CNIL. Pour une entreprise européenne qui prospecte en Europe, ce point pèse autant que le prix unitaire, et la facturation en euros supprime l'exposition au change.
Le plan Growth ajoute le report des crédits, l'enrichissement LinkedIn sans connexion et la détection des changements de poste. L'outil se pilote sans interface dédiée : accès API et MCP, module Google Sheets, fichier CSV ou XLS, et intégrations CRM natives avec fusion des doublons.
79 € achètent 500 contacts trouvés par mois sur Starter, et il faut monter le curseur pour aller au-delà. Cinquante crédits gratuits permettent de mesurer le taux de correspondance sans carte bancaire. Dropcontact s'adresse aux structures soumises à une exigence de conformité forte et qui ont déjà leurs listes. Détail dans notre article sur les prix de Dropcontact.
Un dernier repère pour situer ces huit grilles. Cognism, ZoomInfo et désormais Clearbit, absorbé par HubSpot, ne publient aucun tarif. Sur le segment des grandes bases de données B2B, l'absence de prix affiché est la règle et non l'exception. C'est précisément ce qui donne leur valeur aux huit outils ci-dessus : leurs grilles sont les seuls points de comparaison qu'un acheteur puisse opposer à un devis.
Emelia n'a pas de base de données, son équipe en a construit une : Basile
Emelia n'est pas une base de données, c'est une plateforme d'envoi et de prospection. La distinction compte face à un produit comme Seamless.AI, dont le métier est de vendre l'accès à un moteur de recherche de contacts.
La réponse n'est pas dans Emelia, elle est à côté : la même équipe a construit Basile, une base de données B2B française.
Basile couvre la France, et uniquement la France : 26 millions d'entreprises et 29,2 millions de contacts, construits en croisant cinq sources publiques, les données légales de l'INSEE, d'Infogreffe et du BODACC, Google Maps, les profils d'entreprise publics LinkedIn, le web et l'open data, et les comptes annuels.
La grille tient en deux lignes : Starter à 29 € et API à 79 €.
Face à Seamless.AI, la différence n'est pas seulement de périmètre, elle est de méthode commerciale. Basile affiche son prix, se souscrit en ligne et s'arrête quand vous le décidez. Là où l'un vous demande de contacter un commercial pour connaître le coût d'une licence, l'autre l'écrit sur sa page d'accueil.
56 € par mois, envoi et chauffe compris
Trois boîtes mail et 1 000 contacts enrichis : 37 € plus 19 €, résiliables à la fin du mois en cours.
Comment vous protéger si vous signez quand même
Seamless.AI peut être le bon choix, notamment pour une équipe qui appelle et qui valorise le crédit donnant l'email et le mobile. Voici les six points à verrouiller par écrit avant de signer.
Le nombre de crédits annuels, en toutes lettres dans le devis. C'est la seule variable qui permet de calculer un coût par contact et de comparer à un concurrent.
Le sort des crédits non consommés. L'éditeur ne dit publiquement ni s'ils se reportent, ni s'ils expirent. Faites trancher la question dans le contrat.
Le prix des quatre options. L'enrichissement, les données d'intention, l'assistant IA et l'Autopilot sont facturés en supplément. Un devis qui ne les mentionne pas ne les inclut pas.
Le gel du tarif pendant la durée du contrat. Les conditions générales autorisent une modification des frais avec effet immédiat après notification. Faites ajouter une clause de prix ferme.
La date exacte de renouvellement, et la procédure de résiliation. Le préavis est de 60 jours et la résiliation passe par la plateforme, pas par un email. Notez la date le jour de la signature.
Le nombre de licences minimum. L'offre sur mesure démarre à cinq licences. Si vous êtes trois, vérifiez ce que cela implique sur le tarif unitaire.
Et un réflexe qui vaut pour tout achat sans prix public : demandez le devis de deux concurrents transparents avant l'appel. Vous négocierez avec une référence chiffrée plutôt qu'avec une intuition.
Conclusion
Seamless.AI ne cache pas ses prix par accident, il applique le modèle dominant des grandes bases de données B2B américaines, celui du devis. Ce modèle n'est pas illégitime, et il permet parfois d'obtenir mieux qu'une grille figée. Mais il déplace la charge de la vérification sur l'acheteur, et il rend toute comparaison impossible avant l'appel commercial.
Ce que l'on sait avec certitude est finalement plus instructif que le prix lui-même. Le crédit est bien conçu, puisqu'il donne l'email et le mobile pour une unité. Le volume d'entrée est modeste, à 10 000 crédits annuels sur le plan Pro, soit 833 contacts par mois. Il n'y a pas de frais de mise en service, ce qui est à porter au crédit de l'éditeur. Et l'enrichissement comme les données d'intention sont des options payantes, pas des fonctions incluses.
Reste la clause qui coûtera le plus cher à ceux qui ne l'auront pas lue : l'abonnement est annuel quelle que soit la cadence de facturation, il se reconduit tacitement pour douze mois, et la fenêtre de sortie se referme 60 jours avant l'échéance. Sur un contrat signé en mars, cela veut dire décider en décembre.
Si vous signez, notez cette date le jour même. Si vous hésitez, commencez par les 50 crédits gratuits, et demandez en parallèle une grille à deux éditeurs qui publient la leur. Vous saurez alors ce que vous achetez, et à quel prix relatif.
Questions fréquentes sur les prix de Seamless.AI en 2026
Combien coûte Seamless.AI en 2026 ?+
Seamless.AI ne publie aucun prix. Sa page tarifaire présente trois formules dont une seule est chiffrée, le plan gratuit à 0 dollar. Les plans Pro et Enterprise renvoient vers un formulaire de contact commercial. Aucun montant ne figure sur le site de l'éditeur.
Que contient le plan gratuit de Seamless.AI ?+
Un utilisateur et 50 crédits. C'est une dotation unique et non un quota renouvelé, ce qui en fait un outil d'évaluation plutôt qu'un plan utilisable dans la durée.
Combien de crédits contient le plan Pro ?+
Dix mille crédits par an au départ, d'après la foire aux questions de l'éditeur, soit environ 833 contacts par mois. Le plan sur mesure fonctionne avec une allocation quotidienne et démarre à cinq licences.
Qu'est-ce qu'un crédit Seamless.AI ?+
Un crédit est consommé lorsque la plateforme recherche un contact pour trouver ses emails, ses numéros de téléphone et ses informations. La grille précise qu'un crédit donne le téléphone et l'email, donc un contact complet.
Les crédits Seamless.AI expirent-ils ?+
L'éditeur pose la question dans sa foire aux questions mais n'y répond pas : la réponse publiée détaille les volumes par plan sans indiquer si les crédits non consommés se reportent ou expirent. C'est un point à faire préciser par écrit avant de signer.
Seamless.AI impose-t-il un engagement annuel ?+
Oui. Les conditions générales indiquent que tous les abonnements aux services sont annuels, avec une facturation mensuelle ou annuelle. Payer tous les mois n'abrège donc pas l'engagement, qui reste de douze mois.
Comment résilier un abonnement Seamless.AI ?+
La résiliation doit être effectuée dans la plateforme au plus tard 60 jours avant la date de renouvellement du contrat annuel. À défaut, le contrat se reconduit automatiquement pour douze mois supplémentaires. Les conditions précisent par ailleurs que toutes les ventes sont définitives.
Y a-t-il des frais de mise en service chez Seamless.AI ?+
Non. La foire aux questions de l'éditeur indique explicitement qu'il n'y a pas de frais d'installation.
Quelles fonctions sont facturées en supplément ?+
Quatre briques portent la mention « Add-on » sur les trois formules : l'enrichissement de données, les données d'intention d'achat, l'assistant IA et l'Autopilot. Aucune n'a de prix public.
Quelle alternative transparente à Seamless.AI ?+
Plusieurs éditeurs publient leur grille et se souscrivent en ligne. Sur le contact complet, email et mobile compris, RocketReach affiche 0,17 dollar l'unité sur son plan Pro en annuel et UpLead 0,37 dollar sur son plan Plus. Sur l'email seul, GetProspect démarre à 34 dollars par mois, Emelia à 37 € avec des crédits à 19 € les 1 000, et Dropcontact à 79 € pour 500 crédits. Apollo commence à 49 dollars par siège, Kaspr à 45 € par utilisateur et Lusha à 49,90 dollars les 400 crédits. Aucun n'impose d'engagement annuel avec préavis de 60 jours.
